White Lies : "Five"

L'album culminant qui célèbre leurs dix ans

©Gullick

Clara Lemaire

30 janvier 2019

Le trio londonien est de retour ce 1er février avec “Five”, un cinquième album qui marque les dix ans du groupe. Et c’est probablement le disque le plus réussi depuis leurs débuts.

 

Produit entre la Grande-Bretagne et les États-Unis (Los Angeles, précisément) avec l’aide d’Ed Buller - déjà aux commandes des deux derniers albums - “Five” ouvre un nouveau chapitre de l’histoire de White Lies. Sur ce disque, aucune fioriture : seulement neuf titres, mais des titres de qualité de bout en bout.

 

De nouvelles explorations sonores

 

Sur ce cinquième LP, White Lies s’aventure sur de nouveaux territoires. C’est ce que le groupe avait affirmé l’année dernière en balançant un premier single surprenant, Time To Give. Un titre ambitieux de plus de 7’30 minutes, qui donne le ton : "Five" est un disque riche, fait d’explorations sonores, qui emmène le trio dans ses retranchements.C’est une étape importante pour White Lies. (L’album) marque notre décennie en tant que groupe, il nous a poussé à développer notre son et atteindre de nouveaux territoires artistiquement parlant”, avaient-ils alors expliqué.

Le fantôme du post-punk encore présent

 

Force est de constater que White Lies a réussi son pari. Dix ans après leur excellent premier album “To Lose My Life”, encensé par les critiques à sa sortie, les Londoniens arrivent encore à nous surprendre avec des titres parfaitement calibrés et magnifiquement produits. L’influence de Joy Division est toujours là, notamment sur des titres comme Never Alone, dont les synthés lumineux au refrain ne sont pas sans rappeler ceux d’Atmosphere, ou bien encore la très efficace Jo. Pas étonnant lorsque l’on sait que le producteur Mark Ellis, alias Flood - qui a entres autres collaboré avec New Order à ses débuts - y a posé sa patte.

 

Des titres toujours aussi efficaces

 

Que dire de Finish Line dont les synthés étirés côtoient les guitares saturées sur une mélodie à tomber par terre, ou bien de la dramatique Kick Me qui nous fait passer dans trois dimensions musicales différentes en cinq petites minutes ? Ce sont tout simplement des perles. Tout comme Tokyo, une track qui sent bon les eighties avec une basse ultra groovy et des synthés rutilants. Sans aucun doute le tube de cet album. Mais on retient également Denial, une petite bombe pop ultra radiophonique, et Believe It, dont le côté indus se voit adouci par la clarté des claviers. Probablement un futur hymne entonné à tue-tête dans les stades anglais.

Un final en apothéose

 

Si l’on pensait que White Lies avait déjà tout donné, c’était sans compter sur le dernier titre de “Five”, Fire and Wings, la pépite des pépites. L’intro, qui rappelle le riff ténébreux de Déprime Hostile de Pogo Car Crash Control (en un peu moins énervé), pose l’ambiance. Hypnotique et puissante à la fois, la chanson aurait clairement pu sortir du cerveau de Trent Reznor avec ses claviers tortueux, sa batterie cinglante et son très gros refrain percutant. Une belle claque qui achève l’album de façon spectaculaire. Rien est à jeter dans ce disque qui assoit encore un peu plus White Lies au Panthéon des groupes qui renouvellent le rock britannique, et qui le font bien.

 

Dispo le 1er Février (PIAS)

White Lies sera en concert au Trabendo à Paris le 19 mars 2019.

Plus d’informations sur leur site web

TRACKLIST:

 

Time To Give

Never Alone

Finish Line

Kick Me

Tokyo

Jo

Denial

Believe It

Fire And Wings

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