Les sorties du 9 mai 2018

© Paramount Pictures / Teresa Isasi / Damned Distribution

 

Jessica Rat

7 mai 2018

 

Chaque lundi, on vous propose de découvrir trois films qui feront l'actualité de la semaine. Entre blockbusters, réalisateurs de prestige ou encore coups de coeur des 80's babies, il y en aura pour tous les goûts. Place aux sorties du 9 mai.

 

Death Wish, d'Eli Roth

 

Parce qu'on n'a pas envie de rater Bruce Willis au cinéma, même si, c'est vrai, on n'est pas toujours sûr du résultat. Dans ce Death Wish, le célèbre héros de la saga Die Hard ne joue pas les flics avertis mais un chirurgien qui mène la belle vie… Jusqu'à ce qu'un cambriolage coûte la vie à sa femme et menace celle de sa fille. Le sexagénaire tranquille se meut alors en une impitoyable machine à tuer. De quoi promettre de belles grosses scènes d'action comme on les aime, portées par un Bruce Willis au charisme immuable — on y va vraiment que pour ça. À noter aussi la présence au casting d'un certain Dean Norris, alias Hank dans Breaking Bad. Et ça aussi, ça fait toujours plaisir.

Everybody Knows, d'Asghar Farhadi

 

À peine un mois après la sortie d'Escobar, Javier Bardem et Penélope Cruz partagent de nouveau l'affiche au cinéma. Dans un registre quelque peu différent cette fois : après avoir tenu les rôles principaux du biopic consacré au célèbre narcotrafiquant, le couple espagnol s'illustre dans un thriller signé Asghar Farhadi (Le Passé, Une Séparation…). Les deux époux à la ville jouent deux anciens amants à l'écran, de nouveau réunis le temps d'un mariage dans leur ville natale. Mais un drame vient entacher les heureuses retrouvailles, et un lourd passé se dévoile au fil d'une enquête familiale. Everybody Knows, qui a ouvert le 71e Festival de Cannes ce mardi 8 mai, est en outre en Compétition pour une prestigieuse Palme d'or… La mérite-t-il ?

Rester vivant - Méthode, d'Erik Lieshout, Reinier Van Brummelen, Arno Hagers

 

"En 1991, Michel Houellebecq a écrit un essai sur la folie, la survie et l'art. (…) Iggy Pop l'a lu, et y a reconnu sa propre histoire." Voilà donc l'explication derrière cette collaboration quelque peu incongrue, entre l'écrivain français et la rock star américaine. Filmés par trois documentaristes néerlandais, les deux hommes font le portrait de la dépression dans le monde artistique, la voix rauque de l'Iguane lisant des extraits du texte — "Un poète mort n'écrit plus, d'où l'importance de rester en vie" — alors que son auteur se glisse dans la peau d'un mystérieux sculpteur. Ce "feel good movie sur la souffrance", tel qu'il est présenté, est donc un croisement étrange entre le genre documentaire et la fiction. Avec pour fond sonore, et c'est une très bonne nouvelle, une musique composée par monsieur Iggy Pop himself.

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