Les sorties du 23 janvier 2019

© Metropolitan FilmExport / Pathé / Warner Bros. France

 

Jessica Rat

21 janvier 2019

 

Chaque lundi, on vous propose de découvrir trois films qui feront l'actualité de la semaine. Entre blockbusters, réalisateurs de prestige ou encore coups de cœur des 80's babies, il y en aura pour tous les goûts. Place aux sorties du 23 janvier.

 

Green Book : Sur les routes du Sud, de Peter Farrelly

 

Peter Farrelly, davantage connu pour les comédies bêtes mais savoureuses des 90s qu'il a tournées avec son frère Bobby (Dumb & Dumber, Mary à tout prix…), se lance cette fois, en solo, dans un tout autre registre. Inspiré d'une histoire vraie, son Green Book exploite avec humour, toujours, un sujet néanmoins sérieux qui lui permet de convoiter de précieuses statuettes dorées outre-Atlantique. Vainqueur déjà de 3 Golden Globes, et en lice pour 5 Oscars, il raconte la rencontre insolite entre un pianiste afro-américain de la haute société, Don Shirley, et un agent de sécurité italo-américain tout droit sorti du Bronx, Tony Lip, alors que les deux embarquent pour une tournée qui s'annonce périlleuse dans le Sud ségrégationniste des États-Unis du début des années 60. 

 

En têtes d'affiche de ce biopic, qui retrace donc cette improbable et attendrissante histoire d'amitié entre les deux hommes, tout en faisant office de piqûre de rappel à l'heure où le pays de l'Oncle Sam semble (encore une fois) profondément divisé, on retrouve deux acteurs au sommet de leur art. D'un côté, Mahershala Ali, déjà acclamé pour sa performance dans Moonlight en 2016, confirme un succès mérité en incarnant avec brio le pianiste aussi sophistiqué que talentueux, qui peine néanmoins — en tant qu'afro-américain homosexuel — à trouver sa place dans la société. De l'autre, après Captain Fantastic ou Les Promesses de l'ombre, sans oublier bien sûr la trilogie Le Seigneur des anneaux, Viggo Mortensen prouve encore une fois qu'il sait tout jouer en se glissant dans la peau du simple et familier Tony Lip. Lequel, pour la petite histoire, après les événements racontés dans le film, s'est fait connaître sur les écrans dans des rôles de mafieux pour Les Affranchis, Donnie Brasco, ou encore la série à succès Les Soprano !

Yao, de Philippe Godeau

 

Seydou Tall, célèbre acteur français, se rend pour la première fois dans son pays d'origine, au Sénégal, pour promouvoir son nouveau livre. Arrivé à Dakar, il fait la connaissance d'un jeune fan, le petit Yao, qui a parcouru pas moins de 387 km — seul du haut de ses 13 ans ! — pour le voir. Touché par le gamin, et malgré ses obligations, Seydou entreprend de le raccompagner chez lui, dans un petit village à l'autre bout du pays. S'annonce alors un road trip fait de découvertes et d'incertitudes, de rencontres et surtout d'une belle amitié avec celui qui lui sert de véritable guide, et qui lui permettra in fine de se reconnecter à ses racines. 

 

À travers Yao, Philippe Godeau offre aux spectateurs un voyage initiatique dans les contrées plus ou moins connues du Sénégal, montrant autant son charme que ses réalités. Le réalisateur, producteur de carrière (président de la société Pan-Européenne), s'essaie-là à son troisième long-métrage derrière la caméra. Après Le Dernier pour la route et 11.6, tous deux portés par François Cluzet, il offre cette fois la tête d'affiche à celui qui était le célèbre binôme de ce dernier dans Intouchables : Omar Sy. Et pour l'accompagner sur les routes poussiéreuses du "pays de la Terenga" : Lionel Louis Basse, un jeune Sénégalais embauché sur place, 11 ans de son vrai âge, qui fait ses tout premiers pas en tant qu'acteur… Des premiers pas si prometteurs, qu'il en volerait presque la vedette à notre star nationale ! 

La Mule, de Clint Eastwood

 

Clint Eastwood revient, derrière ET devant la caméra ! Un retour qui s'est fait attendre, puisqu'on ne l'avait pas vu sur le grand écran depuis Une nouvelle chance de Robert Lorenz en 2012, et avant cela depuis son excellent — et bien plus mémorable — Gran Torino en 2009. De retour donc avec la double-casquette, le célèbre cinéaste américain se meut cette fois en horticulteur vétéran octogénaire devenu, pour régler de lourdes dettes, et comme l'indique le titre du film, mule pour un cartel mexicain. Or, si ses soucis financiers vont ainsi vite être réglés, le dénommé Earl Stone s'attire bien des ennuis avec notamment l'arrivée de la DEA à ses trousses… 

 

Inspiré de l'histoire vraie d'un certain Leo Sharp, La Mule jouit d'un casting de haut standing. Outre Clint Eastwood, dont la qualité de jeu n'est plus à vanter (même s'il n'en finit pas de nous bluffer !), on retrouve d'abord le héros de son American Sniper, Bradley Cooper, qui jouit actuellement de son propre succès en tant qu'acteur ET réalisateur avec son fameux A Star is born... Et pour jouer ses collègues de l'équivalent américain des Stups, on retrouve Laurence Fishburne — vous savez, celui qui demandait de choisir entre la pilule bleue et la pilule rouge dans Matrix ? — et  Michael Peña, que vous reconnaîtrez sans doute pour un rôle très similaire, puisqu'il s'agit de nul autre que l'interprète de l'illustre "Kiki" dans la série Narcos : Mexico.

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