Les sorties du 19 septembre 2018

© UGC Distribution / Mars Films / Bac Films

Jessica Rat

17 septembre 2018

 

Chaque lundi, on vous propose de découvrir trois films qui feront l'actualité de la semaine. Entre blockbusters, réalisateurs de prestige ou encore coups de cœur des 80's babies, il y en aura pour tous les goûts. Place aux sorties du 19 septembre.

 

Les Frères Sisters, de Jacques Audiard

 

Décidément, tout semble réussir à Jacques Audiard. Maintes fois célébré par le passé, pour des oeuvres aussi remarquées que Dheepan (2015), De rouille et d'os (2012), Un Prophète (2009), pour ne citer que les trois dernières, celui qui se place ainsi parmi les plus grands cinéastes de l'Hexagone rencontre une nouvelle fois le succès cette année grâce à un pari pourtant risqué. Avec Les Frères Sisters, qui lui a d'ores et déjà valu le Lion d'argent du Meilleur réalisateur à la Mostra de Venise, ainsi que les hommages du Festival de Deauville, il signe-là son premier film américain. Et pas n'importe quel film américain. Un grand classique du cinéma outre-Atlantique puisque le cinéaste français s'essaie au western. Adaptation du roman éponyme de Patrick deWitt, sorti en 2011, celui-ci suit deux frères tueurs à gage, Charlie et Eli Sisters, incarnés respectivement par Joaquin Phoenix et John C. Reilly. L'un a cela dans le sang, l'autre rêve d'une vie plus ordinaire. Alors qu'ils traquent un chimiste (Riz Ahmed), avec l'aide d'un détective (Jake Gyllenhaal), les deux hommes voient leur relation mise à l'épreuve. Une histoire, en somme, typiquement audiardienne à travers laquelle le cinéaste s'exporte — avec grande classe — dans le mythique Ouest américain de la ruée vers l'or, ses caravanes, ses saloons et, bien sûr, ses cowboys à la gâchette facile. 

L'Amour est une fête, de Cédric Anger

 

Gilles Lellouche arborant de grosses rouflaquettes et Guillaume Canet un blond peroxydé… C'est sûr, L'Amour est une fête n'est pas de notre époque. Le cinéaste Cédric Anger, qui a déjà dirigé l'acteur et réalisateur de Rock'n'Roll dans son précédent film, La Prochaine fois je viserai le coeur (2014), refait un bond dans le passé. Cette fois, c'est dans le Paris du début des années 80 qu'il s'aventure, et plus précisément dans son sulfureux business du X. Pour tenter de mettre un terme au blanchiment dans l'industrie pornographique de la capitale, deux enquêteurs sont chargés d'infiltrer une petite production. Se faisant passer pour les patrons d'un peep show, devenus producteurs amateurs de films érotiques, les deux hommes vont être vite dépassés par leur mission peu ordinaire… Une comédie légère, sur fond de peace & love, qui a surtout pour intérêt de réunir pour la septième fois sur le grand écran le duo Canet-Lellouche. On ne s'en lasse pas.

Le Poulain, de Mathieu Sapin

 

L'auteur-dessinateur Mathieu Sapin, à qui l'on doit notamment les bandes dessinées Campagne présidentielle (2012) et Gérard, cinq ans dans les pattes de Depardieu (2017), fait désormais du cinéma. Après avoir été au cœur du documentaire Macadam Popcorn (2017) de Jean-Pierre Pozzi, où il parcourait les salles obscures de l'Hexagone pour la préparation d'une nouvelle BD, il semblerait en effet qu'il ait attrapé la fièvre du 7e art puisque le voilà aux commandes d'un long-métrage — de fiction cette fois — intitulé Le Poulain. Une comédie qui voit le cinéaste débutant s'intéresser à nouveau aux coulisses d'une campagne présidentielle. Portée par Alexandra Lamy, dans le rôle d'une directrice de communication avertie, et le jeune Finnegan Oldfield dans celui de son assistant novice, celle-ci promet d'être aussi drôle que révélatrice. À noter par ailleurs la présence au casting de Philippe Katerine, qui enchaîne décidément les seconds rôles choc cette année. Excellent, bien que trop peu présent, dans le récent Le Monde est à toi de Romain Gavras, on se réjouit de le retrouver encore ici, en attendant de le voir briller dans le carton annoncé qu'est Le Grand bain de Gilles Lellouche, dès le 24 octobre prochain sur le grand écran…

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