Main Square 2018 : une édition brûlante !

© Jessica Rat / 80's Babies

Clara Lemaire

9 juillet 2017

Il a fait chaud, très chaud au Main Square ce week-end ! Près de 120 000 festivaliers s’étaient donnés rendez-vous à la Citadelle d’Arras pour une quatorzième édition brûlante. Du ragga de Damian Marley aux riffs cinglants de Gojira en passant par les (très) lourdes basses de Feder, il y en avait pour tous les goûts. On vous partage nos coups de cœur sans plus tarder !

C’était efficace

Damian Marley est venu partager sa vibe rastafari vendredi sous le soleil de plomb d’Arras. Un set ultra efficace avec quelques-uns des tubes de l’album qui l’a fait exploser en 2005, "Welcome to Jamrock", ou bien encore le remix chaud bouillant en duo avec Skrillex, Make It Bun Dem, et une reprise remarquée de Bob Marely, Is This Love.

Toujours en tournée avec son dernier album "Villains", Queens of the Stone Age a assuré tranquillement mais sûrement, avec un set ultra carré – comme à son habitude – mené de main de maître par Monsieur Josh Homme. Impossible de résister aux gros bangers No One Knows, Monsters in Parasol, Go With The Flow ou bien encore l’incontournable A Song For The Dead qui termine toujours le set en une merveilleuse apocalypse.

Programmé samedi, Liam Gallagher a également fait le job avec les chansons de son premier – et par ailleurs plutôt bon – album "As You Were", sorti l’année dernière. Mais il a surtout marqué le public en reprenant les meilleurs tubes d’Oasis : Cigarettes and Alcohol, Some Might Say, Supersonic, Live Forever et bien évidemment Wonderwall. Ce que tout le monde attendait, en vrai. Un dinosaure des 90’s du même acabit que Jamiroquai, venu passer une tête à Arras pour présenter son nouvel album "Automaton", après sept longues années d’absence. Paré de son couvre-chef futuriste lumineux il a balancé ses tubes funky avec une énergie imparable.

Et parce qu'on est sympa, on vous met quelques photos du concert de BB Brunes, qui continue son chemin sans trop faire de vague mais qui, en live, fait toujours des ravages auprès des jeunes filles en fleur.

© Jessica Rat / 80's Babies

C’était hot

On avoue, on avait laissé Pleymo dans un coin des 90’s, avec Enhancer, Aqme ou bien encore Limp Bizkit. Mais il faut dire qu’en live, le groupe n’a pas perdu la main. Sur scène, comme dans la fosse, c’est un énorme bordel. Et pour cause, les nu-metalleux ont fait leur grand retour l’année dernière – à l’immense joie des fans de la première heure – après avoir raccroché les gants il y a dix ans. Plaisir des oreilles, mais également plaisir des yeux, avec un Mark et un Franck très en forme…

Totalement envoûtant. C’est la meilleure façon de qualifier le set de Jungle qui, avec sa modern soul sexy, a fait grimper la température de quelques degrés en plus. La scénographie et les jeux de lumière, très 70’s, étaient à tomber par terre. Autre groupe à avoir ensorcelé le public, Kid Francescoli. Avec son electro-pop sensuelle sublimée par la voix délicate de Julia, le duo straight outta Marseille a titillé tous les sens et charmé le Main Square.

Le concert le plus chaud bouillant était probablement celui de Depeche Mode, qui a enchaîné les fans avec ses plus grands tubes : Personal Jesus, Never Let Me Down Again, Precious, Enjoy The Silence ou bien encore Just Can’t Get Enough. En bon performer, Dave Gahan s’est littéralement offert au public, prenant des poses lascives et déversant tout son sex appeal devant les 42 000 personnes présentes samedi soir.

© Jessica Rat / 80's Babies

C’était explosif

Preuve de la programmation ultra éclectique du Main Square, la présence de Gojira – à nos yeux, purement et simplement le meilleur groupe de métal français – qui revenait fouler les terres du Nord après avoir beaucoup tourné à ses débuts en Picardie. Le quatuor a annoncé la couleur du week-end en faisant un set complètement frénétique, à base de pyrotechnie, de fumée et de confettis. Même les plus novices ont été fascinés.

Malgré une bonne vingtaine de minutes de retard – la faute à une logistique de malade entre le set de Depeche Mode et le sien – Feder a retourné le Main Square. Derrière ses platines, le DJ Star a balancé ses hits à coup de basses gargantuesques, rythmées par des jeux de lumière et des images atmosphériques captivantes. 1h20 de clubbing pour terminer la soirée de samedi, qui en a mis plus d’un KO !

Les amateurs de rap étaient également servis entre Nekfeu, IAM et Orelsan, qui a clôturé ces trois jours bouillants en beauté. Le rappeur normand a fait très mal en attaquant avec le tube de son dernier album, Basique, qui a directement mis le public en transe et converti les plus sceptiques. Un set explosif de très haut vol, égrené des meilleures punchlines du MC que les fans ont pris plaisir à reprendre en chœur. Beau !

© Jessica Rat / 80's Babies

Les découvertes

Si la programmation du Main Square était blindée de têtes d’affiches, le festival a également pris le soin d’inviter des groupes qui, on en est sûres, devraient trouver leur public en France. Notre premier coup de cœur, The Hunna, nous a conquises grâce à son rock incisif et ses mélodies ultra catchy portées par un frontman très charismatique. Une belle énergie sur scène que l’on a également retrouvée chez Basement, dont le punk grunge agressif devrait plaire aux amateurs de riffs. Autre découverte à retenir, Black Foxxes, tout droit parachuté de la belle région des Cornouailles en Angleterre. Un groupe qui ravira sans aucun doute les fans de rock tortueux.

© Jessica Rat / 80's Babies

Et aussi…

Loic Nottet, LE grand gagnant de la saison six de Danse avec les stars, a convaincu avec un set très beau, où pop et danse contemporaine ont fait bon ménage. Mention spéciale à Nothing But Thieves, qui a encore dû se récupérer quelques fans de Muse (et des envolées de Matt Bellamy) ainsi que Justice, toujours aussi efficace en live. Dommage que le duo parisien n’ait pas été programmé sur la grande scène, car le public de la Green Room était légèrement à l’étroit.

 

On a également passé un bon moment avec Portugal. The Man qui a aligné avec brio  les meilleures chansons de ses albums passés. Car, qu’on se le dise, malgré l’énorme tube Fill It Still, extrait du dernier album en date, les plus beaux titres de PTM (pour les intimes) se trouvent bel et bien sur les albums que le public connaît le moins : "In the Mountain in the Cloud" et "The Satanic Satanist", que l’on vous recommande chaudement !

© Jessica Rat / 80's Babies

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