Jurassic World : Fallen Kingdom, une suite qui a tout bon

© Universal Pictures

Jessica Rat

6 juin 2018

C'est le grand jour ! Jurassic World : Fallen Kingdom, signé cette fois Juan Antonio Bayona, débarque dans les salles obscures françaises ce mercredi. Autant vous dire tout de suite : chez les 80's babies, on adore ! Voilà en effet une suite très réussie, comme on en fait rarement, qui vient confirmer le succès du reboot de la saga.

 

La franchise évolue (dans le bon sens)

 

Sachant que Jurassic World suivait déjà la même toile de fond que Jurassic Park, dinosaures génétiquement modifiés et dressage de Vélociraptors en plus, il y avait de quoi craindre avec cette suite que la nouvelle trilogie soit définitivement trop calquée sur l'originale : on crée un parc d'attraction rempli de dinosaures, ça s'écroule, on récupère les dinosaures pour un autre projet insensé, cette fois en plein cœur de la civilisation... Mais non. Enfin, un peu quand même, mais avec un regard suffisamment neuf pour que ça passe.  

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Dans Le Monde Perdu, il s'agissait "simplement" d'amener maman et bébé T-Rex sur le continent pour en faire le clou d'un nouveau spectacle. Ce Fallen Kingdom va plus loin : plusieurs espèces sont rescapées d'Isla Nublar, en proie à une éruption volcanique, seulement pour être mieux vendues aux enchères. Alors que, contrairement à nos attentes, la majeure partie de l'action se passe donc à huis-clos, loin d'innocents citoyens, des thèmes auparavant sous-jacents sont ici évoqués de manière bien plus frontale. D'abord, la question de préservation : l'humain doit-il agir pour sauver des espèces en voie de (ré-)extinction ? Et, bien sûr, le trafic d'animaux : l'armée n'est plus la seule vilaine organisation au cœur des spéculations, remplacée par des acheteurs de divers horizons. De quoi faire de ce nouveau volet — et c'est une agréable surprise — le plus sombre de toute la saga.

Des scènes troublantes [arrêtez-vous là si vous ne voulez pas être spoilé !]

 

Âmes sensibles, on vous prévient, préparez vos mouchoirs. La scène du "royaume déchu", comme le veut le titre du film, et qui vient d'ailleurs bien plus tôt qu'on ne l'espérait, est particulièrement forte. Entre les dinosaures qui fuient désespérément (avec nos héros) l'explosion volcanique, quitte à se jeter de la falaise pour sombrer dans l'océan, et le dernier cri de détresse de ce pauvre Brachiosaure laissé à une mort inévitable sur l'île, sa silhouette disparaissant dans un nuage de fumée… "Fallen Kingdom", indeed. Une image frappante, mise en beauté par une photographie splendide. Tout comme ces séquences déchirantes qui voient les "rescapés" prisonniers de leur cage, exposés comme des bêtes de foire au public qui jubile. C'est qu'on s'y est attaché, en 25 ans, à ces dinos. 

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Néanmoins, soyez rassuré, Jurassic World : Fallen Kingdom n'est pas que déchéance et désespoir. Il offre également ses petits moments de plaisir, notamment à travers la relation entre Chris Pratt, alias Owen Grady, et sa protégée Blue, clairement devenue la nouvelle mascotte de la saga. On imagine bien certains, à ce sujet, lever les yeux au ciel, estimant que le film joue un chouïa trop sur la corde émotionnelle… Mais les autres se laisseront tout bonnement porter par la mignonitude de scènes comme ces flashbacks, qui montrent une bébé Blue en plein apprentissage. Eh oui, ils savent y faire à Hollywood.

Un univers fidèle à la saga

 

Ce cinquième volet a beau se démarquer des précédents, il respecte tout de même la recette qui a jusque-là fait tout le succès de Jurassic Park. Soit une bonne dose de frissons, avec une pincée d'humour décalé.

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Jurassic World : Fallen Kingdom bénéficie effectivement de son lot de scènes d'action impressionnantes, de la séquence d'ouverture jusqu'à la bataille finale entre Blue et le nouveau Indoraptor (au passage très réussi), tout en accordant au public quelques secondes de détente dans les moments intenses. Chapeau bas d'ailleurs à Justice Smith, le jeune héros de The Get Down qui se glisse avec brio dans la peau d'un tout autre personnage (Franklin, l'informaticien nerveux, vu ci-dessus) pour assumer parfaitement le rôle du comique malgré lui !

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Enfin, ce que l'on apprécie tout particulièrement dans ce nouveau volet, ce sont les divers clins d'œil au film réalisé par Steven Spielberg il y a maintenant 25 ans de cela. Avec, en premier lieu, le retour de Jeff Goldblum -— bien que vraiment trop bref à notre goût. Et, surtout, ces scènes avec le raptor 2.0 qui rappellent bien des souvenirs… On ne vous en dit pas plus, si ce n'est que ça fait toujours le même effet. Et qu'on en redemande !

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