Jurassic Park : une franchise qui ne prend pas une ride

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Jessica Rat

6 juin 2018

Jurassic Park souffle ses 25 bougies cette année ! Un anniversaire célébré en beauté, avec la sortie en salle ce 6 juin 2018 d'un cinquième volet aussi prometteur que ses prédécesseurs, Jurassic World : Fallen Kingdom. Mais quelle est donc la recette d'un tel succès ? Voici 5 éléments de réponse.

 

1. Des dinosaures, des "vrais" !

 

Ce qu'il y a de bien avec le septième art, c'est que même les idées les plus folles peuvent prendre vie. Imaginée par Michael Crichton, et d'abord parue sur les étagères en 1990, l'histoire de ce parc d'attraction renfermant de véritables dinosaures voit le jour dans les salles obscures à peine trois ans plus tard. Et si la fiction était déjà un best-seller sur papier, elle prend une ampleur fantasmagorique sur le grand écran. C'est que Steven Spielberg offre au public l'inimaginable : un aperçu du monde tel qu'il était avant la fin du Crétacé, avec un degré de réalisme jamais encore atteint — à l'époque. Une prouesse, une révolution même dans l'histoire des effets spéciaux, accomplie grâce à l'usage d'images de synthèses mais aussi d'Animatronics aussi grands que nature, développés dans le studio ILM  d'un certain George Lucas.

2. Quand nos rêves deviennent nos pires cauchemars 

Dès ses débuts, Steven Spielberg a su faire trembler les spectateurs, au point de les rendre frileux à l'idée même de mettre un pied dans l'eau après avoir vu Les Dents de la mer. En tant que réalisateur

d'ores et déjà accompli, il concrétise avec Jurassic Park un fantasme, faisant des dinosaures une obsession pour des milliers d'enfants à travers le globe, tout en créant un véritable effroi face à ces créatures capables de déchiqueter un homme en mille morceaux, si ce n'est l'avaler en une seule bouchée. Tout comme les personnages bien-aimés de la saga, si on s'émerveille face aux gentils dinos que sont les Brachiosaures et autres Tricératops, on craint l'arrivée d'espèces carnivores impitoyables. En particulier celle du fameux T-Rex

3. Des scènes à couper le souffle

 

Ce n'est pas pour rien que ce dernier constitue le symbole même de la franchise, sa présence à l'écran donnant toujours lieu à des séquences inoubliables. Il faut dire qu'il impressionne, avec sa pupille alerte qui cherche sa prochaine victime, sa lourde respiration quand il tente de la renifler, sans parler de ses longs crocs, toujours de sortie, et de son rugissement assourdissant. Outre le roi du Jurassique, ceux qui sont seuls capables de l'affronter brillent quant à eux par leur malignité : grâce à Jurassic Park, on sait tous que les Vélociraptors, avec leur longue griffe qui tape au sol, savent se servir d'une poignée de porte… Preuve, enfin, que la taille n'importe pas toujours, et surtout que le danger est partout sur Isla Nublar, des dinosaures à première vue inoffensifs, comme ces petits Dilophosaures à collerette qui mettent fin aux jours du corrompu Dennis Nedry dans le premier volet, ont, eux aussi, leur part de scènes mémorables.

4. Une bande originale magistrale

 

Après Les Dents de la mer, E.T. l'extra-terrestre ou encore Les Aventuriers de l'Arche perdue, Steven Spielberg faire encore appel à son éternel acolyte — et accessoirement le plus réputé des compositeurs hollywoodiens — pour lui confier la bande originale de son Jurassic Park. Avec celle-ci, John Williams signe ce qui restera certainement la deuxième de ses œuvres les plus célèbres, juste derrière la musique d'une autre franchise à succès, Star Wars. Alors que le retentissement des cuivres à la fameuse réplique de John Hammond (Richard Attenborough), "Bienvenue à Jurassic Park !", provoque toujours le même frisson, ce sont surtout ces douces notes de piano, un brin mélancoliques, que l'on chérit avec nostalgie.

5. … and of course, Jeff Goldblum

 

Ce n'est pas que l'on n'apprécie pas Sam Neill, qui fait très bien le travail dans la peau du parfait héros des premier et troisième volets de la saga, le fameux Professeur Alan Grant. Ni que l'on ne se réjouit pas de voir Chris Pratt, alias Owen Grady, prendre la relève avec les nouveaux Jurassic World. Mais il faut dire que la franchise ne serait pas ce qu'elle est sans Jeff Goldblum. Lui qui, c'est vrai, ne sert pourtant pas à grand chose dans le film original, si ce n'est "avoir toujours raison" et apporter une touche comique bienvenue. Son charisme, en toute décontraction, et son sarcasme légendaire ont largement participé au succès de Jurassic Park.

Si bien que la tête d'affiche lui a été réservée pour la suite, Le Monde perdu. Et alors qu'il manquait ce je-ne-sais-quoi dans les épisodes suivants,  Jurassic World : Fallen Kingdom marque un grand coup en orchestrant le retour (bien que trop bref) de l'acteur... 

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Rien que pour ça, les nouvelles aventures de nos dinosaures favoris méritent d'être suivies !

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