Iceage brise la glace avec un 4e album plein de couleurs

© Steve Gullick

Clara Lemaire

9 mai 2018

Quatre ans après "Plowing Into The Field Of Love", les Danois reviennent au sommet avec un nouvel album sophistiqué, qui devrait une fois de plus faire mouche auprès de tous les amateurs de post punk.

 

Ambiance goth punk

 

Formé il y a près de dix ans, alors qu’ils n’étaient encore que des gamins, Iceage joue maintenant dans la cour des grands. Avec "Beyondless", leur 4e album dans les bacs depuis le 4 mai, les Danois vont au-delà de leurs limites et poussent la porte d’un nouvel univers dont la palette sonore est bien plus colorée que leurs précédents LP. Mais que les fans se rassurent, l’énergie punk des débuts est toujours là ! Notamment sur le morceau d’ouverture, Hurrah, dont l’ambiance goth-punk n’est pas sans rappeler certains titres de The Horrors.

 

De nouvelles idées plus expérimentales

 

Rien à voir avec le tempétueux "New Brigade" (2011) et ses 24 minutes montre en main. Ici les chansons sont plus longues, le tempo est ralenti et l’intensité mijote jusqu’à l’extase comme sur le langoureux et psychédélique Catch It. Bien loin des soubresauts hardcore de "Plowing Into The Field of Love" (2014), Iceage s’aventure vers les sonorités bluesy (Thieves Like Us) et les trips planants (Take It All ou Under The Sun avec de sublimes violons). Un terrain musical beaucoup plus riche, sur lequel la voix d’Elias Bender Rønnenfelt – toujours aussi délicieusement nonchalante –  fait des merveilles. Mention spéciale également pour le duo avec Sky Ferreira, Pain Killer, un titre complètement envoûtant où les cuivres se mêlent brillamment aux guitares écharpées. Aucun doute, le charme glacial d’Iceage opère à nouveau !

© 2018 WeAreThe80sBabies