Download Festival 2018 : 4 jours de rock et de furie

©Jessica Rat / 80's babies

Clara Lemaire

Le 19 juin 2018

Pour sa troisième édition en France, le Download a frappé très fort. Au programme des festivités, des têtes d’affiches incontournables ainsi que les meilleurs groupes heavy, rock et metal du moment, répartis sur cinq scènes à travers le site. Quatre jours de musique, sous le soleil de Brétigny-Sur-Orge, qui ont comblé les festivaliers. Récap' du meilleur du week-end !

Les coups de cœur

La première belle découverte du Download est sans aucun doute Pogo Car Crash Control, qui jouait sur la toute petite scène "Spitfire". Pourtant, ce jeune groupe a déjà tout d’un grand. Leur style ? Un punk rock garage frontal et cinglant, frisant parfois avec le hardcore, et dont l’incroyable énergie a contaminé tout le public en même pas deux chansons. Suivez-les de près, ils devraient tout exploser dans peu de temps...

Autre formation brûlante, The NOFACE, composée de la charismatique Oma Jali (révélée par The Voice) et des ex-musiciens de Skip The Use. Programmés dimanche en tout début d’après-midi, ils ont réussi à réveiller les rockeurs encore en rémission de la veille grâce à des mélodies redoutablement efficaces et la (très) puissante voix d’Oma. Frissons garantis !

Lundi, c’est Greta Van Fleet qui a séduit le public du Download, agglutiné sous la tonnelle de la scène "Wardbird" pour apercevoir ceux que l’on annonce comme les nouveaux Led Zeppelin, tant la voix du chanteur en est (un peu trop ?) inspirée. Malgré un problème de micro dès le début du set, les Américains ont clairement fait grimper la température et rendu fous les quinquas comme la jeune génération.

Les bonnes surprises

Si vous aviez envie de vous prendre une claque en pleine tête, il fallait aller voir les Japonais de Crossfaith. Ici, on ne parle pas du tout kawai, mais plutôt heavy rock hybride. Et pour cause, les guitares saturées et le  screaming côtoient de lourds samples d’électro. Pour vous faire une idée, allez écouter leur reprise dingue de Prodigy, Omen, qui a retourné la fosse en un clin d’œil.  

On ne va pas vous mentir, on n’attendait vraiment rien d’Hollywood Undead. Un gang masqué de neo metal à la Limp Bizkit venu tout droit de Los Angeles, avec des morceaux un peu trop plats à notre goût. Et pourtant, en live, c’est une toute autre dimension. L’énergie communicative du groupe et l’enthousiasme du public ont réussi à rendre le set plutôt divertissant.

Depuis la fin des Yeah Yeah Yeahs, nombreux sont ceux à chercher la descendante de Karen O. Celle qui aura ce soupçon d’extravagance et qui saura transcender une foule sur fond de rock punk. Avec sa chanteuse tout de rose vêtue, un brin fofolle, qui a donné la fièvre à tous les mâles présents avec ses poses lascives, The Pink Slips pourrait probablement prendre la relève. Tout comme Starcrawler, dont le show vampirique – très attendu par les festivaliers – en a impressionné plus d’un.

Le meilleur show

Bien plus qu’Ozzy Osbourne (que l’on a trouvé un peu fatigué, mais toujours aussi drôle), c’est Ghost que les fans attendaient vendredi soir. Très en forme, contrairement à la première édition du Download où il avait perdu sa voix, l’ex Papa Emeritus et désormais Cardinal Copia a fait le show. Entouré de ses ghoules sans nom, il a délivré une messe magistrale ponctuée de pyrotechnique et de feux d’artifices. Tout ça à la gloire de Satan, bien sûr.

 

Autre concert qui nous faisait languir depuis l’annonce de la programmation, celui d’Avatar. Un live très théâtralisé, mené de main de maître par notre clown chanteur préféré. En une heure de set (bien trop rapide), les Suédois nous ont embarqués dans le pays d’Avatar et nous ont présentés à leur roi, avant de jouer leurs meilleurs titres accompagnés de leur fameux headbanging tournoyant. Le meilleur spectacle du samedi !

Habitués des festivals, The Hives a bien évidemment enflammé le public du Download qui n’a pas pu résister à ses multiples tubes, Hate To Say I Told You So, Tick Tick Boom, Main Offender, Go Right Ahead, et on en passe. Pelle Almqvist, déchaîné (et grisé par la foule en délire), s’est carrément retrouvé sur les épaules d’un fan au beau milieu de la fosse. Une communion avec le public que l’on a également vue au concert de Frank Carter et de Mass Hysteria, toujours prêts à descendre dans l’arène !

Et aussi…

Remis sur pied après avoir été quelques semaines dans le plâtre pendant sa tournée européenne, Marilyn Manson a donné le meilleur de lui-même samedi soir sans trop d’efforts. Un set carré, avec quelques changements de costumes et des groupies invitées à se dandiner sur scène avec lui. Du Manson tout craché ! Les Foo Fighters ont quant à eux assuré avec brio leur 2H30 de set en jouant leurs meilleurs titres (The Pretender, My Hero, Run, The Sky is a Neighborhood…), tout comme les Guns’N’Roses dont les fans étaient surexcités à l’idée de revoir leurs idoles Slash et Axl Rose ensemble sur scène. Mention spéciale aussi à Turbonegro, toujours aussi dinguo, et Jonathan Davis qui présentait son très bon album solo sur scène pour la première fois en France.

Bonus photos live !

Avec Mass Hysteria, Dead Cross, Wolf Alice et Landmvrks.

Crédits photos : Jessica Rat / 80's babies

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