Festival de Deauville : 5 films qui nous font de l'œil

Thomasin McKenzie dans Leave No Trace, Tye Sheridan dans Friday's Child et John David Washington dans Monsters and Men

© Condor Distribution / OnBuzz / Mars FIlms

Marine de Guilhermier

23 août 2018

 

Ça y est, le 44e Festival du Cinéma Américain de Deauville vient enfin d'annoncer sa sélection et quelle sélection ! Entre la compétition, les avants-premières et les Docs de l'Oncle Sam, les cinéphiles auront de quoi bien occuper leurs journées sur la côte normande et, surtout, faire le plein de belles images. Petit échantillon de ce qui attend les festivaliers. 

Leave No Trace, de Debra Granik (compétition)

Huit ans après nous avoir offert le très beau Winter's Bone, qui avait révélé aux yeux des cinéphiles une certaine Jennifer Lawrence, la réalisatrice Debra Grink est de retour avec un film qui s'annonce tout aussi fort : Leave No Trace. Après les forêts du Missouri, la cinéaste a cette fois posé sa caméra dans celles de l'Oregon pour suivre Tom, une ado de 15 ans qui vit clandestinement avec son père à l'écart de la civilisation jusqu'au jour où ils sont expulsés de leur refuge et se voient offrir un toit, une scolarité et un travail. Mais parviendront-ils à s'adapter à cette nouvelle vie ? Là est tout l'enjeu du film porté par la débutante Thomasin McKenzie (que l'on verra dans les prochains mois dans le Jojo Rabbit de Taika Waititi et The King de David Michôd aux côtés, entre autres, de Robert Pattinson) et le toujours très juste Ben Foster (également à l'affiche d'un autre film présenté à Deauville cette année : Galveston de Mélanie Laurent).

Elvis Presley : The Searcher, de Thom Zimny (Docs de l'Oncle Sam)

En marge de la compétition, le Festival de Deauville diffusera plusieurs documentaires dont Elvis Presley : The Searcher, consacré "au caractère révolutionnaire de la personnalité et de la musique" du King. Forcément, cela donne envie. Surtout que le film a en partie été tourné à Graceland, et qu'il contient des archives inédites sur ce pionnier du rock'n'roll encore aujourd'hui adulé de beaucoup. Bruce Springsteen, Hal Blaine ou encore Tom Petty font partie des intervenants à partager leurs souvenirs d'Elvis dans ce documentaire signé Thom Zimny.

Monsters and Men, de Reinaldo Marcus Green (compétition)

À l'heure où les inégalités raciales dans le système judiciaire américain font toujours rage et où le mouvement Black Lives Matter continue de dénoncer les brutalités policières subies par les personnes de couleur aux États-Unis, le premier film de  Reinaldo Marcus Green semble particulièrement d'actualité. Celui-ci raconte comment trois témoins (un passant, un policier afro-américain et un lycéen) du meurtre d'un jeune homme noir par la police doivent choisir entre garder le silence ou s'impliquer dans l'affaire au risque de s'attirer des ennuis. Au sein d'un casting constitué en majorité d'inconnus on retrouve John David Washington, le fils de Denzel Washington, qui s'illustre actuellement au cinéma dans le BlacKkKlansman de Spike Lee.

Hot Summer Nights, d'Elijah Bynum (avant-première)

En à peine quelques mois au début de l'année 2018, le franco-américain Timothée Chalamet est devenu la nouvelle coqueluche d'Hollywood. Il faut dire que dans Lady Bird et surtout le magnifique Call Me By Your Name, l'acteur de 22 ans montrait qu'il avait déjà tout d'un grand. Pas étonnant donc qu'il enchaîne depuis les projets, dont le déjanté Hot Summer Nights qui sera présenté en avant-première lors de ce 44e Festival de Deauville. Le jeune homme y campe un adolescent mal dans sa peau qui se trouve par un concours de circonstances à la tête d'un trafic de drogue lors d'un été torride.

Friday's Child, de A.J. Edwards (compétition)

Autre jeune homme à gérer de façon exemplaire sa carrière, Tye Sheridan tient le premier rôle de Friday's Child. Celui qui a débuté chez Terrence Malick dans The Tree of Life, avant de s'illustrer dans les superbes Mud et Joe mais aussi dans quelques blockbusters (il est le jeune Cyclope dans la saga X-Men et le  héros du Ready Player One de Steven Spielberg), y joue un ado à la vie marginale semée d'embûches, dont la rencontre avec certaines personnes risque de changer son destin. Imogen Poots et Caleb Landry Jones, deux habitués du ciné indé US, complètent la distribution de cet intriguant long-métrage. 

Enfin, précisons qu'outre les 14 longs-métrages en compétition, 12 avant-premières et 7 documentaires, le festival a annoncé ce jeudi 23 septembre deux hommages supplémentaires : l'un à l'iconique Morgan Freeman et l'autre à Sarah Jessica Parker qui, comme Jason Clarke et Kate Beckinsale, recevra un Deauville Talent Award.

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